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ASOT 850 Utrecht : La review par Trance In France

 

Le 17 février 2018, Armin van Buuren et son équipe investissaient le célèbre Jaarbeurs à Utrecht pour nous délivrer le tant attendu festival A State Of Trance, point de rendez-vous annuel de milliers de fans de Trance à travers le monde.


La célébration du 850ème épisode du radioshow d'Armin a tenu toutes ses promesses et fut un franc succès : en effet, ce sont plus de 30 000 personnes provenant de plus de 90 pays différents qui se sont réunies pour l'événement ; selon les dires du boss, ce cru 2018 a constitué un record en terme d'affluence ! Comme à l'accoutumée à Utrecht, le festival était composé de cinq scènes accueillant près de 40 djs et possédant chacune leur propre identité, leur propre ambiance. Les fans n'ayant pas eu la chance d'obtenir leur ticket avaient la possibilité de suivre malgré tout le festival en audio et vidéo sur asot.tv. Le site Web a enregistré plus de 10 millions de connexions au cours de la nuit !

 
A State Of Trance ne compte pas s'arrêter là cette année : de nouvelles éditions sont prévues à l'Ultra Music Festival à Miami, à Tomorrowland en Belgique, ainsi qu'en Pologne et en Australie. Il semblerait que le festival voyagera aussi pour la première fois en Thaïlande ! 


Notre expérience


C'est avec une grande excitation que nous avons rejoint le Jaarbeurs pour constater l'évolution de ce festival que nous suivons depuis de très nombreuses années. Malgré l'absence de très grands noms de la scène Trance comme Markus Schulz, Ferry Corsten ou encore Paul Van Dyk, nous étions très curieux de découvrir en live le retour de Sander van Doorn à la Trance sous son alias Purple Haze, celui de W&W sous l'alias NWYR, ainsi que l'éclectisme évident affiché par ASOT sur le papier. En effet, il a souvent été reproché à ASOT son penchant trop "bigroom" au cours des dernières années. Cette année en tout cas, il y en a clairement pour tous les goûts avec la désormais habituelle "Who's Afraid Of 138?" pour les amateurs d'Uplifting et de Tech Trance, la scène "Psy" qui a clairement fait sa place depuis l'an dernier pour les amateurs de sons Trance psychédéliques, la scène Progressive inspirée par John 00 Fleming pour les amateurs de Trance très deep et underground (une grande nouveauté au coeur du festival ASOT !), et la scène "Road To 1000" qui permet de découvrir de nouveaux talents que l'on connait pour leurs productions mais pas forcément pour leurs lives. Le "Mainstage" quant à lui réunissait les plus grosses pointures, naturellement, dans une large palette de styles de Trance (Progressive Trance, Electro Trance / Bigroom Trance, Uplifting, Tech Trance, Psy-Trance...).


Circulant dans les couloirs vides du Jaarbeurs avant même le début du festival, ce qui nous a procuré une sacré dose d'adrénaline (le calme avant la tempête), nous avons rapidement pris connaissance du "Mainstage" et sa taille impressionnante. Ce qui a attiré notre attention en premier lieu ce sont ces barres LED fixés au plafond formant une ellipse et le slogan "Be In The Moment" fièrement affiché en très gros derrière le dj booth. Très vite nous avons compris que de gros efforts avaient été réalisés par Alda Events pour proposer un "Mainstage" visuellement beau et complet, avec plus d'animations type canons CO2, canons à confettis, pyrotechnique, lights show, lasers show et écrans pour diffuser de superbes visuels. A pleine puissance, nous avons pris une claque sur cette scène ! En somme un "Mainstage" sans aucun doute moins minimaliste que les années précédentes, sans toutefois rentrer dans le très impressionnant comme Transmission. 

 


Armin van Buuren a lancé notre soirée avec un warm-up directement réalisé sur le "Mainstage" plutôt que depuis le studio ASOT. Ses warm-ups sont une occasion unique de découvrir une autre facette musicale de cet artiste, dans un registre plus Progressive, plus pointu. Après un premier quart d'heure très doux, Armin a fait monter la pression avec des remixes inédits de classiques Trance. Nous avons constaté un "Mainstage" relativement bien rempli pour un début de soirée contrairement à d'autres années où nous étions venus, ce qui est très appréciable pour se mettre rapidement dans l'ambiance et très certainement calculé par Alda Events de façon à montrer que tout a son importance dans ce festival, aucune partie n'est négligée. Ilan Bluestone a poursuivi et a fait frémir la foule avec l'un de ses derniers Hits "Frozen Ground" précédé du très émotionnel "Destiny" en collaboration avec Andrew Bayer. Sans folie, sa prestation a posé l'ambiance et a laissé une grande marge de manoeuvre à Sander van Doorn aka Purple Haze qui va directement faire grimper la température avec un changement d'ambiance brutal mais néanmoins bien senti. Le tempo a monté d'un cran et l'ambiance aussi, très clairement. Il a été l'un des hommes forts de ce "Mainstage" cette année, la meilleure prestation pour beaucoup dans son style dark et étrange qui a fait sa réputation autrefois, armé de basslines bien grasses qui roulent. W&W aka NWYR, malgré un travail de production certain (beaucoup d'exclusivités personnelles pas encore sorties), ne sont pas parvenus à maintenir le niveau en raison d'un set manquant peut-être d'un peu de conviction ou peut-être parfois décousu (sentiment difficile à expliquer), ce qui ne nous a pas permis de profiter convenablement de leur univers malgré des passages qui nous ont agréablement surpris stylistiquement parlant.


A partir d'1h du matin notre équipe s'est séparée en deux : une partie de l'équipe est restée sur le "Mainstage" assister à la prestation d'Armin van Buuren, tandis que l'autre partie de l'équipe a souhaité visiter les autres scènes pour prendre la température. 

Sans surprise, Armin a fait le taff avec une efficacité redoutable comme à son habitude. On peut lui reprocher sa manque de prise de risques, à savoir toujours le même type de build up et beaucoup de titres déjà entendus dans ses sets au cours des derniers mois. Quelques nouveautés éblouissantes ont tout de même illuminé et renforcé sa prestation en donnant l'attrait et la puissance que l'on attend d'un set d'Armin.

Après un passage rapide à la scène "Psy" qui ne nous a pas forcément impressionné au premier coup d'oeil si ce n'est par la puissance de sa musique et de ses rythmes galopants, nous avons rejoint la scène "Who's Afraid Of 138?". Cette dernière nous a bien plu, elle était semblable à un mainstage en plus petit avec de nombreuses animations visuelles, très esthétique. John O'Callaghan nous a gratifié d'un set particulièrement mélodique et émotionnel contrairement à l'an passé où il s'était voulu plus "Techno" et plus "avant-gardiste" en terme de sonorités. Les fans d'un JOC bourrin s'en sont probablement trouvés déçus, tandis que les amateurs de mélodies ont jugé avoir retrouvé le JOC qu'ils aiment. Quoi qu'il en soit, nous avons ressenti toute la lourdeur de ses kicks dans une salle où le son a été poussé à bloc, proche de la saturation. Bryan Kearney a apporté une touche différente en ajoutant plus de vitesse, d'énergie et des passages Techno bruts de décoffrage. D'ailleurs son mashup "Push - Universal Nation" avec une rythmique revisitée et la vocale du classique Progressive House "Morgan Page & Sultan & Ned Shepard & BT feat. Angela McCluskey - In The Air" nous a tout simplement bluffé : difficile d'imaginer une telle rencontre et pourtant... John Askew a pris la suite dans un registre un peu plus Psy-Trance, qui avait été écarté par Bryan, et acidulé. Ce combo de trois djs nous a donné une très grande satisfaction par la variété des sonorités et des rythmiques délivrées ; ils nous ont offert tous trois une approche différente du "138 BPM". 

 
A 4h du matin, nous avons décidé de visiter la salle "Road To 1000". Peu friands en temps normal de la sélection de nouveaux talents proposée par A State Of Trance, Factor B attirait notre attention depuis quelques mois pour la qualité de ses productions et pour un set bien mené au festival Dreamstate où il a su réveiller notre goût pour les sonorités Trance à l'ancienne. Nous avons alors découvert une salle située au premier étage en haut d'escaliers, pas très grande, avec la présence de moquette au sol. Nous avons lu et entendu de nombreuses critiques au sujet de cette salle... Pourtant, nous avons trouvé que le cadre intimiste, minimaliste et la proximité avec les djs rendaient tout son charme et tout son intérêt à l'existence de la "Road To 1000" destinée aux nouveaux talents. D'ailleurs l'objectif d'A State Of Trance a certainement été rempli puisque celle-ci affichait un excellent taux de remplissage lors de notre passage, ce qui n'était pas toujours le cas sur des éditions précédentes. La prestation de Factor B nous a convaincu, il fait partie des djs que nous souhaitons voir progresser à plus haut niveau. 


Avant d'assister au closing signé Ben Nicky, petit tour dans le coin restauration car se dépenser autant creuse l'estomac. Un très bon point pour le stand de vente de fruits qui permet de redonner de la vitamine C, d'éponger la fatigue et accessoirement l'alcool. Dommage que certains stands n'ont pas suivi en qualité. D'ailleurs si nous avions un conseil à vous donner, c'est d'éviter d'avoir à manger dans l'enceinte du festival car les prix pratiqués sont assez conséquents (10 euros pour 3,5 tockens) et tout est calculé pour que vous ayez besoin d'acheter pour au moins 20 euros de tockens car deux produits nécessitent généralement plus de 3,5 tockens.


Nous avons donc terminé notre soirée sur le set de Ben Nicky avec un "Mainstage" encore bien rempli et il a su tenir en haleine les fans du début jusqu'à la fin ! Pour cela, il a usé de classiques Trance remixés à la sauce Tech Trance / Psy-Trance newschool entrecoupés de titres récents de sa collection de productions personnelles. Le tout est efficace et parfait pour finir en beauté. 


De cet événement nous avons particulièrement apprécié la qualité de l'organisation de Alda Events, beaucoup d'améliorations, et il était très facile de s'orienter dans le Jaarbeurs pour trouver les scènes que nous voulions comparé à une certaine époque où il était plus facile de se perdre. La qualité de la programmation musicale et l'éclectisme fut évident à nos oreilles bien que cette édition 850 nous avait paru moins forte sur le papier au premier abord. Le public international et de tout âge fut comme à son habitude très friendly, un gros plus pour le festival ASOT.


Bravo Armin et Alda Events une nouvelle fois !


Notre sélection de mixes
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Armin van Buuren (warm-up)
Purple Haze
Armin van Buuren
John O'Callaghan
Bryan Kearney
John Askew
Factor B
Ben Nicky


Aftermovie
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TRANCE CONNEXION WITH JOHN 00 FLEMING AU CONTRAST A DIJON LE 16 MARS 2018 (OPEN TO CLOSE)

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