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Article : www.lefigaro.fr

 

Édouard Philippe tire le rideau sur les grands festivals d'été.

Le monde de la culture attendait sa déclaration à l'Assemblée nationale avec impatience. Le premier ministre vient de tuer les derniers espoirs des festivals et autres manifestations de l'été. Des événements prévus à la rentrée comme Rock en Seine s'attendent désormais au pire...

 

Pas d'événements de plus de 5.000 personnes avant septembre: Édouard Philippe a officialisé mardi un été français sans grand festival. Le monde culturel s'y attendait et avait déjà largement anticipé cette inédite saison blanche.

Le Festival de Cannes, le plus important dans le monde pour le septième art, prévu à l'origine en mai, avait déjà tiré un trait sur un report fin juin-début juillet. Son délégué général Thierry Frémaux a refusé jusqu'ici de jeter complètement l'éponge, affirmant que la manifestation pourrait se maintenir sous une autre forme. Il a notamment évoqué la possibilité d'une alliance de Cannes avec la Mostra de Venise, si cette dernière pouvait se tenir en septembre. Les dates du festival italien sont pour le moment confirmées (2-12 septembre).

Mais d'ici là, vingt festivals de cinéma de premier plan, notamment Cannes, Venise, Berlin ou Toronto, vont participer à un événement virtuel qui offrira gratuitement des films sur YouTube. Ce festival «We Are One : A Global Film Festival» (nous sommes un : un festival mondial du film) se tiendra du 29 mai au 7 juin en ligne et proposera des longs-métrages, des courts-métrages, des documentaires, de la musique et des tables rondes virtuelles.


Musiques : festival d'annulations


Dès mi-avril, les festivals de musiques ont pris leurs responsabilités. Les Francofolies (prévues du 10 au 14 juillet, 150.000 spectateurs en 2019), les Eurockéennes (2-4 juillet, 128.000), le Main Square (3-5 juillet, 115.000), les Nuits de Fourvière (2-31 juillet, 190.000), Art Rock, Garorock, Europavox, Marsatac, Musilac ou encore Jazz à Juan et Jazz à Vienne ont jeté l'éponge. Le Printemps de Bourges, le Hellfest, le Lollapalooza et Solidays les avaient précédés.

Le festival Rock en Seine, en région parisienne, prévu du 29 août au 1er septembre (100.000 spectateurs l'an dernier) semble sur la sellette. Ses responsables attendent pour le moment de communiquer des informations sur la tenue ou non de leur prochaine édition.

Le festival Interceltique de Lorient, programmé du 7 au 16 août (près de 750.000 festivaliers l'an dernier) ne pourra pas avoir lieu, comme l'a indiqué Ouest-France. Un conseil d'administration doit entériner la décision ce jeudi 30 avril.

«Les grands rassemblements, festivals ou concerts, ont été les premiers à fermer, ils pourraient être les derniers à rouvrir à entendre les discours des pouvoirs publics», s'était désolé auprès de l'AFP mi-avril Jérôme Tréhorel, directeur des Vieilles Charrues.


Dès mi-avril, également, le festival d'Avignon, la plus célèbre manifestation théâtrale du monde, avait annulé son édition 2020. Le «In» d'abord, puis le «Off».

Mais c'est toute la vie culturelle qui est impactée, pas seulement les grands festivals médiatiques. Edouard Philippe, devant les députés, a en effet stipulé que «les grands musées, qui attirent un grand nombre de visiteurs hors de leur bassin de vie, les cinémas, les théâtres et les salles de concert, où l'on reste à la même place dans un milieu fermé, ne pourront pas rouvrir» dès le 11 mai, date édictée pour un début de déconfinement progressif. Et d'ajouter que «les salles des fêtes, les salles polyvalentes resteront également fermées, jusqu'au 1er juin».

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